La saison d’ascension du Manaslu connaît un nouveau contretemps. Une importante avalanche s’est produite ce matin sur les pentes situées au-dessus du Camp III. Cela a ainsi perturbé les derniers travaux de fixation des cordes en direction du sommet. Aucun membre de l’équipe chargée de l’ouverture de la voie n’a été blessé.
C’est plusieurs centaines d’alpinistes étrangers qui se préparent à tenter l’ascension du huitième plus haut sommet du monde. Les équipes sherpas doivent désormais profiter d’une fenêtre météorologique qui pourrait se refermer dans les prochains jours.
Une avalanche entre les camps III et IV
L’avalanche s’est déclenchée sur le secteur compris entre le Camp III et le Camp IV, alors que l’équipe chargée de fixer les cordes poursuivait sa progression vers le sommet.
Selon l’équipe qui se trouvait au Camp III lorsque l’avalanche s’est produite. Tous les membres sont sains et saufs, mais l’événement a temporairement interrompu le travail de sécurisation de la voie. « Une avalanche a frappé la pente au-dessus du Camp III immédiatement après le retour de l’équipe. Tous les membres sont sains et saufs. »
La situation illustre une nouvelle fois les risques liés aux conditions changeantes sur les sommets de plus de 8 000 mètres, où l’accumulation de neige peut rapidement rendre certaines sections instables.
La fixation des cordes, quatre sherpas envoyés en renfort
Sur le Manaslu, la fixation de cordes fixes permet aux expéditions de progresser plus efficacement entre les différents camps d’altitude. Leur installation constitue une étape déterminante avant les tentatives de sommet. L’équipe commune espère pouvoir reprendre le travail dès le lendemain de l’avalanche, ou au plus tard le jour suivant, si les conditions le permettent.
Mais la montagne reste maîtresse du calendrier. Même avec une forte mobilisation des équipes, aucune progression ne peut être envisagée sans une évaluation préalable de la stabilité du terrain. Pour accélérer les opérations, quatre alpinistes sherpas supplémentaires ont quitté le camp de base dans la soirée en direction du Camp III.
Les renforts transportent notamment 1 300 mètres de corde ainsi que du matériel supplémentaire nécessaire à la progression vers les camps supérieurs. L’équipe sur place a expliqué qu’elle fournissait cette saison la logistique pour la fixation des cordes mandatée par l’EOAN. Et que celle-ci avait décidé d’apporter un soutien additionnel afin de permettre à l’opération de se poursuivre dans les meilleurs délais.
Une fenêtre météo particulièrement importante
Le facteur temps est désormais essentiel. Les prévisions météorologiques indiquent que les conditions pourraient devenir moins favorables après le 25 septembre. Si les équipes parviennent à sécuriser la voie jusqu’au sommet dans les prochains jours, une importante vague d’ascensions pourrait alors débuter rapidement.
Les estimations font état d’au moins 466 alpinistes étrangers et plus de 500 guides népalais susceptibles de tenter le sommet dans la semaine suivant l’ouverture complète de la route.
Cette concentration d’alpinistes représente un défi logistique considérable. Les équipes doivent notamment coordonner la progression, l’approvisionnement des camps et la fixation des cordes tout en tenant compte des conditions de neige et des risques d’avalanche.
L’Everest Népal, une approche responsable de la haute montagne
À L’Everest Népal, nous accordons une importance particulière à la sécurité et à l’évolution des conditions dans les régions himalayennes. Nos équipes locales suivent attentivement la météo, l’état des sentiers et les recommandations des professionnels présents sur le terrain.
Le Manaslu rappelle chaque saison que l’Himalaya impose son propre rythme. La préparation, la patience et le respect des conditions naturelles restent indispensables, qu’il s’agisse d’un trek autour du massif ou d’une expédition vers ses sommets. Découvrez toutes nos aventures.
