Le Népal accélère ses mesures de prévention face à l’augmentation des risques naturels dans l’Himalaya. Après les inondations catastrophiques de l’été 2026, les autorités népalaises préparent un vaste projet destiné à réduire le danger posé par quatre lacs glaciaires situés à haute altitude. Il s’agit du Thulagi, Lower Barun, Lumding Tsho et Hongu II.
Doté d’un budget d’environ 50 millions de dollars, le programme doit permettre de diminuer progressivement le niveau de ces lacs. Aussi, il doit renforcer les systèmes de surveillance et d’alerte dans les vallées situées en aval.
Quatre lacs considérés comme particulièrement dangereux
Les quatre lacs concernés se trouvent entre 4 050 et 5 483 mètres d’altitude. Ils sont situés dans différentes régions de l’Himalaya népalais. Leur situation est particulièrement préoccupante en raison de l’évolution des glaciers ainsi que de la fragilité des barrages naturels. Ces lacs sont exposés aux avalanches, aux glissements de terrain et aux séismes.
Le Thulagi, le Lower Barun, le Lumding Tsho et le Hongu II font depuis plusieurs années partie des lacs identifiés comme présentant un risque important de débordement brutal.
La première étape du programme sera consacrée aux études détaillées et à la conception des infrastructures. À terme, des systèmes de drainage équipés de vannes permettront de contrôler et d’abaisser progressivement le niveau de l’eau. Le projet prévoit également l’installation de capteurs, de systèmes de prévision des crues et d’alertes précoces. Aussi, des mesures destinées à renforcer la préparation des communautés vont être exposées.
Les opérations pourraient durer jusqu’à six ans, notamment en raison des conditions de travail extrêmement difficiles à ces altitudes.
Une réponse directe aux catastrophes récentes
L’urgence de ces mesures a été renforcée par la catastrophe liée aux mouvements glaciaires et aux crues dévastatrices survenues en août 2026. Le bilan a dépassé 1 400 morts, tandis que plusieurs milliers de personnes restent portées disparues.
Le Népal n’en est toutefois pas à sa première opération de réduction du niveau d’un lac glaciaire. Le pays avait déjà abaissé le niveau de Tsho Rolpa au début des années 2000, puis celui d’Imja, dans la région de l’Everest.
Les scientifiques soulignent que le recul des glaciers et la fonte accélérée des glaces peuvent favoriser l’agrandissement de ces retenues naturelles. Ces changements accroîssent les risques pour les populations situées dans les vallées.
L’Everest Népal : trekker avec une connaissance du terrain
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