Plus de cinq semaines après les inondations dévastatrices du 26 août 2026, le Népal met officiellement fin aux opérations actives de recherche et de sauvetage. La décision, annoncée le 6 octobre, marque un tournant particulièrement douloureux pour le pays. 1 455 personnes ont perdu la vie et 5 285 restent officiellement portées disparues. Dans le même temps, 13 795 personnes ont été secourues.
La catastrophe avait frappé plusieurs vallées du nord du Népal, notamment dans les secteurs de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, après une crue brutale du système Bhote Koshi-Trishuli. Les eaux, accompagnées de boue et de débris, avaient emporté habitations, routes, ponts et infrastructures essentielles.
Du sauvetage à la reconstruction
Pour les autorités népalaises, la priorité change désormais. Après des semaines consacrées à retrouver les survivants et les personnes disparues, le pays entre dans une phase de réhabilitation particulièrement complexe.
« Nous passons de la phase de recherche et de sauvetage à la phase de recherche et de réhabilitation », a déclaré Phanindra Paudel, responsable du Centre national des opérations d’urgence.
Les recherches systématiques de corps sont désormais interrompues. Toutefois, les autorités continueront à récupérer les dépouilles, les effets personnels et les objets retrouvés au cours des travaux de déblaiement et de reconstruction. Les opérations de secours pourront également reprendre si une situation d’urgence l’exige.
Pour les milliers de familles toujours sans nouvelles d’un proche, cette étape est particulièrement difficile. Le gouvernement étudie notamment les procédures permettant de reconnaître officiellement le décès des personnes portées disparues. De cette façon, les proches peuvent effectuer les démarches nécessaires auprès des banques, des assurances et des administrations.
Des infrastructures lourdement détruites
Au-delà du bilan humain, les dégâts matériels sont considérables. Les inondations ont détruit ou endommagé des routes, ponts, exploitations agricoles, habitations et installations hydroélectriques. Selon les autorités, 12 projets hydroélectriques ont notamment été touchés.
Le coût de la reconstruction et de la réhabilitation des populations déplacées devrait atteindre près de 5 milliards de dollars. Il s’agit d’une somme considérable pour un pays déjà fortement exposé aux catastrophes naturelles. Cette catastrophe rappelle également la vulnérabilité particulière des vallées himalayennes face aux crues soudaines, aux mouvements de terrain et à l’évolution des glaciers. Elle intervient alors que le Népal renforce ses programmes de surveillance et de prévention des risques liés aux lacs glaciaires.
La reconstruction ne consistera pas uniquement à remettre en état les infrastructures. Il faudra également reloger les familles déplacées, restaurer les moyens de subsistance et reconstruire les réseaux de transport et de communication. Pour les régions touristiques affectées, cette période impose également une reprise progressive et responsable. Les conditions peuvent varier fortement d’une vallée à l’autre et nécessitent un suivi régulier du terrain.
L’Everest Népal, aux côtés des communautés locales
Chez L’Everest Népal, nous sommes profondément attachés aux communautés de montagne qui font vivre le tourisme népalais. Guides, porteurs, hébergements, transporteurs et familles locales dépendent en partie de cette activité. Notre approche privilégie un tourisme responsable, local et attentif aux conditions réelles du terrain, afin que la reprise des treks puisse contribuer durablement à la reconstruction et à l’économie des régions concernées. Suivez toutes nos aventures.
