À l’ONU, le Népal lance un appel climatique

Balendra Shah ONU un appel pour le climat,

Quatre semaines après les inondations dévastatrices qui ont frappé les vallées de la Bhotekoshi et de la Trishuli. Le Népal a porté sa voix jusqu’à l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre 2026 à New York. Le Premier ministre Balendra Shah a consacré une large partie de son premier discours devant l’ONU à la catastrophe qui a frappé les communautés himalayennes le 26 août.

Son message dépassait largement le cadre d’une demande d’aide pour la reconstruction. Pour le chef du gouvernement népalais, cette catastrophe constitue également un avertissement sur l’évolution rapide des risques dans les hautes montagnes.

Le Népal présente les inondations comme un avertissement mondial

« Le désastre de la Bhotekoshi-Trishuli n’était pas seulement une tragédie locale. C’était un avertissement pour le monde », a déclaré Balendra Shah devant les représentants des États membres.

Le Premier ministre a rappelé l’ampleur humaine et matérielle de la catastrophe. Il a évoqué des familles toujours à la recherche de proches, ainsi que des routes, ponts, habitations et infrastructures emportés en quelques minutes.

Cette intervention intervient alors que le Népal cherche également à obtenir davantage de soutien international pour la reconstruction et l’adaptation aux risques climatiques. Le pays contribue à moins de 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cependant, il est particulièrement exposé aux conséquences du réchauffement dans les régions de haute altitude.

Une proposition pour mieux surveiller l’Himalaya

L’un des principaux éléments du discours concerne la création d’un Himalayan Climate Resilience Mechanism. Il s’agit d’un mécanisme de coopération associant le Népal, l’Inde et la Chine.

L’objectif serait notamment de partager les données satellitaires, améliorer la surveillance des lacs glaciaires, développer les systèmes d’alerte précoce. L’objectif est de renforcer la coordination lors des catastrophes naturelles.

Cette proposition prend une importance particulière dans une région où les phénomènes peuvent rapidement dépasser les frontières. Les cours d’eau prennent naissance dans les montagnes avant de traverser plusieurs territoires, tandis que les glaciers, les pentes instables et les vallées densément peuplées forment un système étroitement connecté. Pour le Népal, mieux comprendre ces transformations est donc devenu un enjeu de sécurité autant qu’un enjeu environnemental.

Les montagnes au cœur de la crise climatique

Le discours de Balendra Shah fait également écho aux inquiétudes croissantes des scientifiques concernant l’évolution de l’environnement himalayen. Le réchauffement contribue notamment au recul des glaciers et à la dégradation du pergélisol en altitude. Il s’agit de deux phénomènes susceptibles d’affecter la stabilité de certains versants.

Le Premier ministre a ainsi voulu replacer la catastrophe de la Bhotekoshi-Trishuli dans un contexte plus large. Celui d’un Himalaya soumis à des changements rapides et dont les conséquences peuvent toucher les populations situées très loin des zones glaciaires. Cette réalité concerne directement le monde du trekking. Les sentiers, ponts, villages et infrastructures touristiques des vallées de montagne sont particulièrement dépendants de conditions météorologiques et géologiques parfois difficiles à prévoir.

« Nous n’avons pas créé cette crise »

Balendra Shah a également insisté sur la question de la justice climatique. Il a estimé que les pays les plus vulnérables ne devraient pas supporter seuls le coût des catastrophes liées au changement climatique. « Nous n’avons pas créé cette crise. Pourtant, nous en payons un prix colossal », a-t-il déclaré.

Il a appelé à davantage de financements sous forme de subventions pour les pays vulnérables, plutôt qu’à une accumulation de nouvelles dettes destinées à réparer les dégâts.

Son discours s’inscrit ainsi dans les démarches engagées par le Népal auprès des mécanismes internationaux de financement climatique après les inondations d’août.

L’Everest Népal : voyager avec les réalités de la montagne

À L’Everest Népal, nous considérons que découvrir l’Himalaya implique aussi de comprendre et de respecter son environnement. Nos équipes locales suivent les conditions des sentiers, de la météo et des infrastructures afin d’adapter les itinéraires lorsque cela est nécessaire.

Accompagner un trek au Népal, ce n’est pas seulement conduire un voyageur vers les plus beaux sommets du monde. C’est également travailler avec les communautés locales, respecter la montagne et savoir modifier un programme lorsque les conditions l’exigent. Suivez toutes nos aventures.