Rasuwa, Népal – 28 août 2026. La catastrophe qui frappe actuellement la frontière entre le Népal et la Chine prend une nouvelle dimension. Les équipes de secours poursuivent leurs recherches pour retrouver les survivants de la gigantesque inondation qui a ravagé le nord du Népal. Cependant, la Chine a suspendu temporairement ses opérations de secours au niveau du port de Gyirong. Cela en raison du débordement d’un lac formé par un important glissement de terrain.
Cette décision intervient alors que les autorités redoutent une nouvelle vague d’eau et de débris susceptible d’aggraver une situation humanitaire déjà dramatique.
Un lac de 2,5 millions de mètres cubes menace la vallée
À l’origine de cette nouvelle alerte se trouve un lac de retenue naturel formé par un glissement de terrain à plus de 10 kilomètres en amont du port de Gyirong, côté tibétain. Situé environ 1 000 mètres au-dessus du poste-frontière, ce plan d’eau continue de déborder.
Selon les estimations communiquées par les autorités chinoises, il pourrait contenir jusqu’à 2,5 millions de mètres cubes d’eau. Cela représente l’équivalent d’environ 1 000 piscines olympiques.
Le risque est particulièrement important. Une rupture ou une accélération du débordement pourrait provoquer une nouvelle crue. Celle-ci pourrait entraîner avec elle d’importantes quantités de boue, de roches et de débris. Les secours chinois ont été contraints de suspendre leurs opérations sur le terrain autour de Gyirong Port, afin de ne pas exposer davantage les sauveteurs.
Une course contre la montre au Népal
De l’autre côté de la frontière, les équipes népalaises continuent de rechercher des survivants dans les secteurs dévastés de Rasuwa et le long des rivières Bhote Koshi et Trishuli.
L’armée népalaise utilise notamment des hélicoptères pour évacuer les victimes et les personnes isolées. Dans la région de Bidur, au sud de Rasuwa, les appareils transportent des survivants depuis les zones situées en amont.
Le ministre népalais de l’Intérieur, Sudhan Gurung, a résumé l’urgence de la situation avec une phrase particulièrement forte. « Nous sommes dans une course pour sauver des vies. C’est notre priorité maintenant. »
Des opérations terrestres sont également menées dans les infrastructures endommagées. Deux travailleurs qui étaient bloqués dans un tunnel d’une centrale hydroélectrique ont pu être secourus avec l’aide des militaires.
Des conditions extrêmement difficiles
Le relief montagneux et les dégâts provoqués par la catastrophe rendent les opérations particulièrement complexes. Du côté tibétain, les sauveteurs doivent parfois progresser à pied sur plusieurs kilomètres, avec leur matériel et leurs chiens de recherche.
Certains secteurs ne sont accessibles qu’après plusieurs heures de marche à près de 2 800 mètres d’altitude. Des drones sont également utilisés pour reconnaître le terrain et acheminer du matériel lorsque les conditions le permettent.
La catastrophe rappelle brutalement les risques auxquels sont exposées les populations vivant dans les vallées himalayennes. La violence du phénomène, déclenché par un important mouvement de terrain associé à un événement glaciaire, a provoqué des destructions considérables. Cet événement a eu lieu sur un axe stratégique reliant le Népal au Tibet.
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